Eduardo-Leon Garrido
(1856-1949)
Eduardo-Leon GARRIDO est né à Madrid le 20 février 1856. Il est le fils aîné de Luis Garrido Fernandez, fonctionnaire au Ministère des finances.
Son père aurait souhaité le voir embrasser la carrière administrative mais Eduardo-Leon s'oriente vers la carrière artistique, s'inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts de Madrid et suit les cours de Vincente Palmaroli (1834-1896), qu'il considérera toute sa vie comme son seul maître.
En 1875 -il a 19 ans- GARRIDO doté d'une bourse offerte par la ville de Madrid, arrive à Paris afin de poursuivre ses études. Il s'installe d'abord rue Duperré, puis place Pigalle. La même année, il expose pour la première fois au Salon où il présente un Saint Jérôme.
Très vite il semble être remarqué par le célèbre marchand de la rue Chaptal, Adolphe GOUPIL, pour lequel il travaille quelques années.
A partir de 1876, GARRIDO expose notamment des portraits et d'élégantes scènes contemporaines. Les livrets du Salon nous indiquent que, vers 1880, le peintre change de marchand et confie ses oeuvres à la galerie Borniche.
De 1882-1894, il n'expose plus au Salon (une seule participation cependant en 1887 avec le portrait de son ami, le peintre Bréauté).
En revanche, il peint beaucoup pour alimenter la galerie de son marchand et quelques galeries madrilènes avec lesquelles il est en relation. En 1892, c'est le marchand Félix Gérard, de la rue Lafitte, qui conclut avec GARRIDO un contrat d'exclusivité. Il impose sans doute en même temps certaines exigences à l'artiste qui à partir de cette date, peint presque uniquement des scènes galantes dans le goût du XVIIIe siècle.
Entre-temps, l'artiste quitte Paris. En 1888, il installe un atelier sur les bords de la Marne à La Varenne-Saint-Hilaire (Val-de-Marne). Il y épouse en 1892 l'une des ses modèles, Léonie Beck, et le 1er juillet 1893 naît leur premier enfant, Louis-Edouard.
Il s'intègre rapidement à la vie locale et devient professeur de dessin au sein de l'Association philotechnique de La Varenne. A partir de 1895 il présente à nouveau des oeuvres au salon des Artistes Français. En 1914, il obtient la nationalité française, alors que deux de ses fils partent au combat.
Il continue à peindre, surtout des paysages (L'Aiguillon-sur-Mer en Vendée, Saint Sébastien au Pays Basque espagnol en 1919), des portraits de membres de sa famille (ses enfants, sa petite-fille Odile née en 1923) et des fleurs : à la fin de sa vie il se consacre à cause d'une vue déficiente à la peinture de bouquets.
En 1939, Eduardo-Leon et son épouse Léonie arrivent à Caen. Ils s'installent chez leur fils, Louis-Edouard, qui habite alors au 7 de la rue Charles Léandre. Eduardo-Leon GARRIDO y décède le 24 février 1949. Il est inhumé dans la sépulture de famille au cimetière de Venoix à Caen.